• Il y a 90 ans, soit le 17 mai 1925, la Bienheureuse Thérèse de Lisieux est proclamée « Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus » par le pape Pie XI. Pie XI est entouré de 23 cardinaux et 250 évêques lors de cette journée mémorable, et seulement 5000 des 50000 fidèles réunis à Rome pour cet évènement peuvent prendre place en la Basilique Saint-Pierre.

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    À l'époque du procès en canonisation de Thérèse, deux miracles sont requis pour passer de la béatification à la canonisation. Le premier de ces deux miracles fut la guérison d'une religieuse italienne, Soeur Gabrielle Trimusi, des Pauvres-Filles des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie. Soeur Gabrielle fut guérie d'une tuberculose des vertèbres en 1923. Le deuxième de ces deux miracles fut la guérison d'une Belge venue en pèlerinage sur la tombe de la Bienheureuse Thérèse, Maria Pellemans. Maria souffrait d'une tuberculose intestinale depuis 1919.

    Maria Pellemans adresse son témoignage au Carmel de Lisieux en ces mots :

    « C’est au parloir du Carmel que je conçus le désir de demander ma guérison, afin de pouvoir réaliser le rêve de ma vie, être Carmélite.(…) Malgré ma fatigue extrême, je voulus retourner à la tombe. A peine étais-je là, qu’un sentiment très doux et surnaturel m’envahit tout entière… un céleste bien-être pénétrait mon âme et mon corps, je me sentais comme dans un autre monde, inondée d’un océan de paix. (…) Pénétrée d’une émotion si extraordinaire qu’intérieurement je pensai : je suis guérie sûrement ! ». (…)
    Le mardi 27 mars, nous sommes rentrés chez nous. Mon père, très ému, ne pouvait croire à ma guérison. Le médecin, ayant entendu parler du prodige, vint me visiter. Il m’examina longuement, puis, bouleversé lui aussi, il conclut : « Je ne comprends pas, je vous trouve toute changée, cela ne peut s’expliquer naturellement, car l’estomac et les intestins étaient incurables… Oui, si cette transformation persiste, on pourra dire que c’est un grand miracle ».

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, réalise encore une fois ta promesse de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre en priant pour nous !

     

     

     

     


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  • C'est en mai 1883 que, Thérèse souffrant d'une grave et étrange maladie, son père, Louis Martin, fait dire des messes à Notre Dame des Victoires :

    « Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

    Ah! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir…

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    Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama…Mama »Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi.
    Ceci dura longtemps, alors je l’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort :

    « Mama ! Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait…

    Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son coeur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

    [Manuscrit A, 29 vo-30 ro]

    Thérèse fut guérie ce 13 mai 1883 après une neuvaine de prière à Notre Dame des Victoires.

    Notre Dame des Victoires

     

     

     


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