• Ce bonheur n'était pas éphémère, il ne devait point s'envoler avec les illusions des premiers jours. Les illusions, le bon Dieu m'a fait la grâce de n'en avoir AUCUNE en entrant au Carmel : j'ai trouvé la vie religieuse telle que je me l'étais figurée, aucun sacrifice ne m'étonna et cependant, vous le savez, ma Mère chérie, mes premiers pas ont rencontré plus d'épines que [de] roses !... Oui la souffrance m'a tendu les bras et je m'y suis jetée avec amour... Ce que je venais faire au Carmel, je l'ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l'examen qui précéda ma profession : « Je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Lorsqu'on veut atteindre un but, il faut en prendre les moyens; Jésus me fit comprendre que c'est par la croix qu'Il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait. [Manuscrit A, 69vo]

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  • Ô Sacré-Coeur de Jésus

    Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine,
    J'ai voulu te voir, m'approcher de toi ;
    Mon regard plongeait dans l'immense plaine
    Dont je recherchais le Maître et le Roi.
    Et je m'écriais, voyant l'onde pure,
    L'azur étoilé, la fleur et l'oiseau
    Si je ne vois Dieu, brillante nature,
    Tu n'es rien pour moi qu'un vaste tombeau.
     
    J'ai besoin d'un coeur brûlant de tendresse,
    Restant mon appui sans aucun retour ;
    Aimant tout en moi, même ma faiblesse,
    Ne me quittant pas la nuit et le jour.
    Je n'ai pu trouver nulle créature
    Qui m'aimât toujours sans jamais mourir ;
    Il me faut un Dieu prenant ma nature,
    Devenant mon frère et pouvant souffrir.
    Tu m'as entendue, oh ! l'Epoux que j'aime...
    Pour ravir mon coeur, te faisant mortel,
    Tu versas ton sang, mystère suprême !
    Et tu vis encor pour moi sur l'Autel.
    Si je ne puis voir l'éclat de ta face,
    Entendre ta voix pleine de douceur,
    Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce,
    Je puis reposer sur ton Sacré-Coeur !
     
     O Coeur de Jésus, trésor de tendresse,
    C'est toi mon bonheur, mon unique espoir !
    Toi qui sus bénir, charmer ma jeunesse,
    Reste auprès de moi jusqu'au dernier soir.
    Seigneur, à toi seul j'ai donné ma vie,
    Et tous mes désirs te sont bien connus.
    C'est en ta bonté toujours infinie
    Que je veux me perdre, ô Coeur de Jésus !
    Ah ! je le sais bien, toutes nos justices
    N'ont, devant tes yeux, aucune valeur ;
    Pour donner du prix à mes sacrifices,
    Je veux les jeter en ton divin Coeur.
    Tu n'as pas trouvé tes Anges sans tache ;
    Au sein des éclairs tu donnas ta loi ;
    En ton Coeur Sacré, Jésus, je me cache,
    Je ne tremble pas : ma vertu c'est toi !
     
    Afin de pouvoir contempler ta gloire,
    Il faut, je le sais, passer par le feu.
    Et moi, je choisis pour mon purgatoire
    Ton amour brûlant, ô Coeur de mon Dieu !
    Mon âme exilée, en quittant la vie,
    Voudrait faire un acte de pur amour,
    Et puis, s'envolant au ciel, sa patrie,
    Entrer dans ton Coeur, sans aucun détour !...
     
     (Thérèse de l'Enfant-Jésus)
     

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  • Je suis Jésus de Thérèse

    « la première chose que j'aperçus sous le cloître fut « mon petit Jésus rose » me souriant au milieu des fleurs et des lumières... » (Manuscrit A, 72vo)

    Thérèse dit "mon Jésus", parce que c'est elle qui dorénavant sera chargée de le fleurir et de l'entretenir. Nous la voyons d'ailleurs, lors d'une récréation avec la communauté, repeindre cette statue de l'Enfant Divin dont elle a une affection toute particulière.

     

    Je suis Jésus de Thérèse

    Thérèse de l'Enfant Jésus, non seulement prendra un soin matériel particulier pour cette statue du Christ Enfant, mais elle mettra ce Jésus au centre même de sa petite voie d'enfance spirituelle. Rien de vraiment étonnant lorsqu'on sait ce que Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avila), la réformatrice du Carmel, léguera dans ses enseignements à ses filles : une dévotion à l'Enfant Jésus.

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    Dans un escalier donnant sur le cloître du carmel de l’Incarnation, soeur Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila) tombe nez à nez avec un enfant qui lui demande : « Comment t’appelles-tu ? »

    Thérèse de Jésus répond toute étonnée : « Je suis Thérèse de Jésus. »

    L'enfant reprend avec un grand sourire : « Et moi, je suis Jésus de Thérèse. »

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    Puisse ce mois de juin, mois du Sacré Coeur, être une redécouverte de l'Enfant Jésus et de l'infinie Miséricorde d'un Dieu qui s'abaisse jusqu'à nous.

    Bon mois de juin ! yes

     

     

     

     

     


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  • Il y a 90 ans, soit le 17 mai 1925, la Bienheureuse Thérèse de Lisieux est proclamée « Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus » par le pape Pie XI. Pie XI est entouré de 23 cardinaux et 250 évêques lors de cette journée mémorable, et seulement 5000 des 50000 fidèles réunis à Rome pour cet évènement peuvent prendre place en la Basilique Saint-Pierre.

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    À l'époque du procès en canonisation de Thérèse, deux miracles sont requis pour passer de la béatification à la canonisation. Le premier de ces deux miracles fut la guérison d'une religieuse italienne, Soeur Gabrielle Trimusi, des Pauvres-Filles des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie. Soeur Gabrielle fut guérie d'une tuberculose des vertèbres en 1923. Le deuxième de ces deux miracles fut la guérison d'une Belge venue en pèlerinage sur la tombe de la Bienheureuse Thérèse, Maria Pellemans. Maria souffrait d'une tuberculose intestinale depuis 1919.

    Maria Pellemans adresse son témoignage au Carmel de Lisieux en ces mots :

    « C’est au parloir du Carmel que je conçus le désir de demander ma guérison, afin de pouvoir réaliser le rêve de ma vie, être Carmélite.(…) Malgré ma fatigue extrême, je voulus retourner à la tombe. A peine étais-je là, qu’un sentiment très doux et surnaturel m’envahit tout entière… un céleste bien-être pénétrait mon âme et mon corps, je me sentais comme dans un autre monde, inondée d’un océan de paix. (…) Pénétrée d’une émotion si extraordinaire qu’intérieurement je pensai : je suis guérie sûrement ! ». (…)
    Le mardi 27 mars, nous sommes rentrés chez nous. Mon père, très ému, ne pouvait croire à ma guérison. Le médecin, ayant entendu parler du prodige, vint me visiter. Il m’examina longuement, puis, bouleversé lui aussi, il conclut : « Je ne comprends pas, je vous trouve toute changée, cela ne peut s’expliquer naturellement, car l’estomac et les intestins étaient incurables… Oui, si cette transformation persiste, on pourra dire que c’est un grand miracle ».

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, réalise encore une fois ta promesse de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre en priant pour nous !

     

     

     

     


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  • C'est en mai 1883 que, Thérèse souffrant d'une grave et étrange maladie, son père, Louis Martin, fait dire des messes à Notre Dame des Victoires :

    « Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

    Ah! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir…

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    Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama…Mama »Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi.
    Ceci dura longtemps, alors je l’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort :

    « Mama ! Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait…

    Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son coeur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

    [Manuscrit A, 29 vo-30 ro]

    Thérèse fut guérie ce 13 mai 1883 après une neuvaine de prière à Notre Dame des Victoires.

    Notre Dame des Victoires

     

     

     


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