• « Je priai aussi St Joseph de veiller sur moi ; depuis mon enfance j'avais pour lui une dévotion qui se confondait avec mon amour pour la Ste Vierge. » - Thérèse de Lisieux

     

    Saint Joseph, époux de la Vierge Marie.

      

       Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie). Voici quelle fut l'origine de Jésus Christ. Marie, la mère de Jésus, avait été accordée en mariage à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle fut enceinte par l'action de l'Esprit Saint. Joseph, son époux, qui était un homme juste, ne voulait pas la dénoncer publiquement; il décida de la répudier en secret.

       Il avait formé ce projet, lorsque l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint; elle mettra au monde un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : "Le-Seigneur-sauve") car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

       Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit.

    (Matthieu 1, 16.18-21.24a)

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    Dieu tout-puissant, à l'aube des temps nouveaux, tu as confié à saint Joseph la garde des mystères du salut ; accorde maintenant à ton Église, toujours soutenue par sa prière, de veiller sur leur achèvement. Par Jésus Christ... Amen.

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    SOUVENEZ-VOUS

    Souvenez-vous, ô très chaste époux de Marie, mon aimable protecteur, saint Joseph, que l'on a jamais entendu dire que quelqu'un ait sollicité votre protection et imploré votre secours sans avoir été consolé; je viens avec confiance me présenter devant vous et me recommander à vous avec ferveur. Ne rejetez pas mes prières, père virginal du Rédempteur, mais écoutez-les avec bonté et daignez les exaucer. Amen.

     

    Bonne fête de saint Joseph ! smile


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  •    Je le sais, le Bon Dieu n'a besoin de personne pour faire son oeuvre, mais de même qu'Il permet à un habile jardinier d'élever des plantes rares et délicates et qu'Il lui donne pour cela la science nécessaire, se réservant pour Lui-même le soin de féconder, ainsi Jésus veut être aidé dans sa culture des âmes.

       Qu'arriverait-il si un jardinier maladroit ne greffait pas bien ses arbustes ? s'il ne savait pas reconnaître la nature de chacun et voulait faire éclore des roses sur un pêcher* ?... Il ferait mourir l'arbre qui cependant était bon et capable de produire des fruits.

       C'est ainsi qu'il faut savoir reconnaître dès l'enfance ce que le Bon Dieu demande aux âmes et seconder l'action de sa grâce, sans jamais la devancer ni la ralentir.

       Comme les petits oiseaux apprennent à chanter en écoutant leurs parents, de même les enfants apprennent la science des vertus, le chant sublime de l'Amour Divin, auprès des âmes chargées de les former à la vie.

       Je me souviens que parmi mes oiseaux, j'avais un serin qui chantait à ravir, j'avais aussi un petit linot auquel je prodiguais mes soins maternels, l'ayant adopté avant qu'il ait pu jouir du bonheur de sa liberté. Ce pauvre petit prisonnier n'avait pas de parents pour lui apprendre à chanter, mais entendant du matin au soir son compagnon le serin faire de joyeuses roulades, il voulut l'imiter... Cette entreprise était difficile pour un linot, aussi sa douce voix eut-elle bien de la peine à s'accorder avec la voix vibrante de son maître en musique. C'était charmant de voir les efforts du pauvre petit, mais ils furent enfin couronnés de succès, car son chant tout en conservant une bien plus grande douceur fut absolument le même que le serin.

       O ma Mère chérie ! c'est vous qui m'avez appris à chanter... c'est votre voix qui m'a charmée dès l'enfance, et maintenant j'ai la consolation d'entendre dire que je vous ressemble !!! Je sais combien j'en suis encore loin, mais j'espère malgré ma faiblesse redire éternellement le même cantique que vous !...

    (Manuscrit "A", 53 ro-vo)

    * La rose et la pêche sont la fleur et le fruit préférés de Thérèse

     

    Comme les petits oiseaux apprennent à chanter...         Comme les petits oiseaux apprennent à chanter...                                       Thérèse Martin                                                          Pauline Martin(Mère Agnès)                                       


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  •    Dieu appelle à la vie consacrée parfois très tôt, et son dessein pour une personne est déjà dessiné dans l'âme dès l'enfance, avant même l'âge de raison certaines fois. Thérèse a discerné sa vocation assez tôt dans sa courte vie terrestre, et fait part de cette découverte à Mère Agnès, sa soeur Pauline, dans le Manuscrit A. C'est à l'âge de 9 ans qu'elle connaît avec certitude sa vocation comme future carmélite, et elle choisira même son nom de carmélite. C'est lors d'une conversation avec sa soeur Pauline, qui va bientôt entrer au Carmel, que Thérèse prendra conscience de cet appel à entrer elle aussi au Carmel. Par la suite, vous verrez que l'Esprit Saint ne souffle pas seulement le désir de la vie religieuse, mais aussi, dans ce cas-ci qui nous intéresse, le nom de "Thérèse de l'Enfant Jésus".

       Je me souviendrai toujours, Mère chérie, avec quelle tendresse vous m'avez consolée... Puis vous m'avez expliqué la vie du Carmel qui sembla bien belle, en repassant dans mon esprit tout ce que vous m'aviez dit, je sentis que le Carmel était le désert où le Bon Dieu voulait que j'aille aussi me cacher... Je le sentis avec tant de force qu'il n'y eut pas le moindre doute dans mon coeur, ce n'était pas un rêve d'enfant qui se laisse entraîner, mais la certitude d'un appel Divin; je voulais aller au Carmel non pour Pauline mais pour Jésus seul... Je pensai beaucoup de choses que les paroles ne peuvent rendre, mais qui laissèrent une grande paix dans mon âme.

       Le lendemain je confiai mon secret à Pauline qui regardant mes désirs comme la volonté du Ciel, me dit que bientôt j'irais avec elle voir la Mère Prieure du Carmel et qu'il faudrait lui dire ce que le Bon Dieu me faisait sentir... [...]

    (Manuscrit "A" 26 ro)

      

       Ayant entendu mes grandes confidences cette bonne Mère crut à ma vocation, mais elle me dit qu'on ne recevait pas de postulantes de 9 ans et qu'il faudrait attendre mes 16 ans... Je me résignai malgré mon vif désir d'entrer le plus tôt possible et de faire ma 1re Communion le jour de la prise d'Habit de Pauline... [...]

    (Manuscrit "A" 26 vo)

      

       En parlant de visite aux carmélites je me souviens de la première, qui eut lieu peu de temps après l'entrée de Pauline, j'ai oublié d'en parler plus haut mais il est un détail que je ne dois pas omettre. Le matin du jour où je devais aller au parloir, réfléchissant toute seule dans mon lit (car c'était là que je faisais mes plus profondes oraisons et contrairement à l'épouse des cantiques j'y trouvais toujours mon Bien-Aimé), je me demandai quel nom j'aurais au Carmel, je savais qu'il y avait une Sr Thérèse de Jésus, cependant mon beau nom de Thérèse ne pouvait pas m'être enlevé. Tout à coup je pensai au Petit Jésus que j'aimais tant et je me dis : « Oh ! que je serais heureuse de m'appeler Thérèse de l'Enfant Jésus ! » Je ne dis rien au parloir du rêve que j'avais fait toute éveillée, mais cette bonne Mère M. de Gonzague demandant aux Soeurs quel nom il faudrait me donner, il lui vint à la pensée de m'appeler du nom que j'avais rêvé... Ma joie fut grande et cette heureuse rencontre de pensées me sembla une délicatesse de mon Bien-Aimé Petit Jésus.

    (Manuscrit "A" 31 ro-vo)

       En cette Année de la Vie consacrée, pensons à prier Dieu pour qu'Il envoie son Esprit Saint dans le coeur de chacun, spécialement dans l'âme de tous les petits enfants, afin qu'Il suscite en eux le désir de se consacrer à Lui et pour Lui seul. Qu'Il suscite en eux le désir du sacerdoce, du diaconat, du célibat consacré dans des communautés nouvelles ou déjà existantes, apostoliques et/ou contemplatives. Qu'Il embrase du feu de son Amour tous les gens mariés ou futurs mariés, afin qu'ils vivent de véritable charité chrétienne dans leur foyer, et rayonnent, par leur exemple, de la présence du Christ dans la famille et autour d'eux. Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, intercède pour nous auprès du Père. Amen

     


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  • Aimer c'est tout donner

    Refrain
    Aimer c'est tout donner, (x3)
    Et se donner soi-même.

    1
    Quand je parlerais, les langues des hommes et des anges,
    Si je n'ai pas l'amour, je suis comme l'airain qui sonne
    Ou la cymbale qui retentit.

    2
    Si je prophétisais et connaissais tous les mystères,
    Si j'avais la foi à transporter les montagnes,
    Sans l'amour je ne suis rien.

    3
    Quand je distribuerais ce que je possède en aumônes,
    Et si je livrais mon corps à brûler dans les flammes,
    Cela ne me sert de rien.

    (Paroles du refrain de Sainte Thérèse de Lisieux, couplets de 1 Co 13)





    soeur 

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  • Souvenirs du 24 février 1896

    En ce 24 février de l'an 1896, Céline Martin entre au Carmel de Lisieux et prendra le nom de soeur Geneviève de Sainte Thérèse. Vous avez ci-dessous le lien de la lettre 182(LT 182) que Thérèse écrivit pour sa soeur le 23 février 1896. Vous trouverez cette lettre dans les archives du Carmel de Lisieux.

    LT 182 - A soeur Geneviève.

     

    Voici maintenant la charmante poésie que Thérèse écrivit pour ce 24 février 1896 :

     

    Souvenir du 24 février 1896

     O souvenir ineffable
    Du beau jour entre les jours
    Ta douceur incomparable
    Je la garderai toujours...

    A Jésus je suis unie
    Par les liens de l'Amour
    Et sa Grandeur infinie
    En moi fixe son séjour.

    Oh ! quelle inexprimable ivresse
    Je sens palpiter en moi
    Le coeur brûlant de tendresse
    De mon Epoux, de mon Roi.

    L'exil, je souffre sans peine
    Vivant avec mon Epoux...
    Elle est bien douce la chaîne
    Qui m'unit au Dieu Jaloux !...

    O Divine Jalousie,
    Vous avez blessé mon coeur !...
    Vous serez toute ma vie
    Mon repos et mon bonheur.

    Daignez consumer tout mon être
    Jésus seul doit vivre en moi
    Désormais je ne veux être
    Que le voile de mon Roi !...

    (PN 27 - Thérèse de l'Enfant Jésus de la Ste Face
    à sa soeur mille fois chérie.)

     

     

     

     


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