• Plus dignes du Ciel que de la terre

     

       Ce sera ce 18 octobre prochain que le couple Louis Martin et Zélie Guérin sera canonisé par le pape François. Il y a 7 ans presque jour pour jour, soit le 19 octobre 2008, le couple fut béatifié à Lisieux par le pape Jean Paul II.
     

       Louis et Zélie se sont mariés le 13 juillet 1858 en l'église Notre-Dame à Alençon. Modèle de couple chrétien, Louis et Zélie ont toujours mis Dieu à la première place dans leur vie personnelle, leur vie de couple, ainsi que dans leur famille en tenant à coeur leur rôle de parents. Neuf enfants naîtront de leur union, dont quatre mourront en bas âge(deux garçons et deux filles). Les parents Martin chériront leurs cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et la petite dernière "Thérèse"; ils partageront leurs joies et leurs peines, grandes ou petites soient-elles. Rien de vraiment extravagant dans leurs actions et leur vie de tous les jours, comme quoi la sainteté est accessible pour tout couple chrétien.

       Louis et Zélie, par leurs vies toutes données à leurs enfants, ont suscité, dans le coeur de chacune de leurs filles, ce même désir à se donner entièrement. Je suis persuadé, sans grand risque de me tromper, qu'il n'y aurait jamais eu ce désir de la sainteté chez Thérèse si ce n'aurait été de l'exemple de ses parents. Et, probablement, qu'il n'y aurait jamais eu de saints Louis et Zélie Martin si Thérèse n'aurait fait un si bel éloge de ses parents.

    « Le bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du ciel que de la terre. » - Thérèse de Lisieux

     

    Plus dignes du Ciel que de la terre

     

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    Une famille qui prie est une famille unie


    « Transmets la prière à ta famille, transmets-la à tes enfants. Enseigne-leur à prier. Car un petit qui prie est un enfant heureux. Une famille qui prie est une famille unie. » - Mère Teresa

    Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, saints Louis et Zélie Martin, aidez-nous dans nos familles à vivre de l'Évangile et de la prière au quotidien. Assistez-nous dans nos moments de joie comme dans nos moments d'épreuves. Enseignez-nous à modeler nos familles sur la Sainte Famille de Nazareth, Jésus, Marie et Joseph, comme vous l'avez fait durant toute votre vie terrestre. Faites-nous comprendre qu'il n'est possible de le faire qu'en se confiant à Dieu, et dans l'accueil tout simple du petit enfant pour recevoir les grâces nécessaires de Notre Père du Ciel. Amen
    (Composé par moi-même, Denis Beaudoin, le 20 octobre 2014)
     
     
     

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  • Jésus Seul

    Mon coeur ardent veut se donner sans cesse
    Il a besoin de prouver sa tendresse
    Ah ! qui pourra comprendre mon amour ?
    Quel coeur voudra me payer de retour ?.....
    Mais ce retour, en vain je le réclame
    Jésus, toi seul peut contenter mon âme
    Rien ne saurait me charmer ici-bas
    Le vrai bonheur ne s'y rencontre pas.....

    Ma seule paix, mon seul bonheur
    Mon seul Amour, c'est toi Seigneur !...

    Ô toi qui sus créer le coeur des mères
    Je trouve en toi le plus tendre des Pères !
    Mon seul Amour, Jésus, Verbe Éternel
    Pour moi ton coeur est plus que maternel
    A chaque instant, tu me suis, tu me gardes
    Quand je t'appelle, ah ! jamais tu ne tardes
    Et si parfois tu sembles te cacher
    C'est toi qui viens m'aider à te chercher.

    C'est à toi seul, Jésus, que je m'attache
    C'est en tes bras que j'accours et me cache,
    Je veux t'aimer comme un petit enfant
    Je veux lutter comme un guerrier vaillant
    Comme un enfant plein de délicatesses
    Je veux, Seigneur, te combler de caresses
    Et dans le champ de mon apostolat
    Comme un guerrier je m'élance au combat !....

    Ton Coeur qui garde et qui rend l'innocence
    Ne saurait pas tromper ma confiance !
    En toi, Seigneur, repose mon espoir
    Après l'exil, au Ciel j'irai te voir....
    Lorsqu'en mon coeur s'élève la tempête
    Vers toi, Jésus, je relève la tête
    En ton regard miséricordieux
    Je lis : « Enfant, pour toi, j'ai fait les Cieux. »

    Je le sais bien, mes soupirs et mes larmes
    Sont devant toi, tout rayonnants de charmes.
    Les séraphins au Ciel forment ta cour
    Et cependant, tu mendies mon amour !...
    Tu veux mon coeur, Jésus, je te le donne
    Tous mes désirs, je te les abandonne
    Et ceux que j'aime, ô mon Époux, mon Roi
    Je ne veux plus les aimer que pour toi.

    (Thérèse de Lisieux, 15 août 1896)
     
     
     
     

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  • Ce bonheur n'était pas éphémère, il ne devait point s'envoler avec les illusions des premiers jours. Les illusions, le bon Dieu m'a fait la grâce de n'en avoir AUCUNE en entrant au Carmel : j'ai trouvé la vie religieuse telle que je me l'étais figurée, aucun sacrifice ne m'étonna et cependant, vous le savez, ma Mère chérie, mes premiers pas ont rencontré plus d'épines que [de] roses !... Oui la souffrance m'a tendu les bras et je m'y suis jetée avec amour... Ce que je venais faire au Carmel, je l'ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l'examen qui précéda ma profession : « Je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Lorsqu'on veut atteindre un but, il faut en prendre les moyens; Jésus me fit comprendre que c'est par la croix qu'Il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait. [Manuscrit A, 69vo]

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  • Ô Sacré-Coeur de Jésus

    Un jour, ô mon Dieu, comme Madeleine,
    J'ai voulu te voir, m'approcher de toi ;
    Mon regard plongeait dans l'immense plaine
    Dont je recherchais le Maître et le Roi.
    Et je m'écriais, voyant l'onde pure,
    L'azur étoilé, la fleur et l'oiseau
    Si je ne vois Dieu, brillante nature,
    Tu n'es rien pour moi qu'un vaste tombeau.
     
    J'ai besoin d'un coeur brûlant de tendresse,
    Restant mon appui sans aucun retour ;
    Aimant tout en moi, même ma faiblesse,
    Ne me quittant pas la nuit et le jour.
    Je n'ai pu trouver nulle créature
    Qui m'aimât toujours sans jamais mourir ;
    Il me faut un Dieu prenant ma nature,
    Devenant mon frère et pouvant souffrir.
    Tu m'as entendue, oh ! l'Epoux que j'aime...
    Pour ravir mon coeur, te faisant mortel,
    Tu versas ton sang, mystère suprême !
    Et tu vis encor pour moi sur l'Autel.
    Si je ne puis voir l'éclat de ta face,
    Entendre ta voix pleine de douceur,
    Je puis, ô mon Dieu, vivre de ta grâce,
    Je puis reposer sur ton Sacré-Coeur !
     
     O Coeur de Jésus, trésor de tendresse,
    C'est toi mon bonheur, mon unique espoir !
    Toi qui sus bénir, charmer ma jeunesse,
    Reste auprès de moi jusqu'au dernier soir.
    Seigneur, à toi seul j'ai donné ma vie,
    Et tous mes désirs te sont bien connus.
    C'est en ta bonté toujours infinie
    Que je veux me perdre, ô Coeur de Jésus !
    Ah ! je le sais bien, toutes nos justices
    N'ont, devant tes yeux, aucune valeur ;
    Pour donner du prix à mes sacrifices,
    Je veux les jeter en ton divin Coeur.
    Tu n'as pas trouvé tes Anges sans tache ;
    Au sein des éclairs tu donnas ta loi ;
    En ton Coeur Sacré, Jésus, je me cache,
    Je ne tremble pas : ma vertu c'est toi !
     
    Afin de pouvoir contempler ta gloire,
    Il faut, je le sais, passer par le feu.
    Et moi, je choisis pour mon purgatoire
    Ton amour brûlant, ô Coeur de mon Dieu !
    Mon âme exilée, en quittant la vie,
    Voudrait faire un acte de pur amour,
    Et puis, s'envolant au ciel, sa patrie,
    Entrer dans ton Coeur, sans aucun détour !...
     
     (Thérèse de l'Enfant-Jésus)
     

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  • Je suis Jésus de Thérèse

    « la première chose que j'aperçus sous le cloître fut « mon petit Jésus rose » me souriant au milieu des fleurs et des lumières... » (Manuscrit A, 72vo)

    Thérèse dit "mon Jésus", parce que c'est elle qui dorénavant sera chargée de le fleurir et de l'entretenir. Nous la voyons d'ailleurs, lors d'une récréation avec la communauté, repeindre cette statue de l'Enfant Divin dont elle a une affection toute particulière.

     

    Je suis Jésus de Thérèse

    Thérèse de l'Enfant Jésus, non seulement prendra un soin matériel particulier pour cette statue du Christ Enfant, mais elle mettra ce Jésus au centre même de sa petite voie d'enfance spirituelle. Rien de vraiment étonnant lorsqu'on sait ce que Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avila), la réformatrice du Carmel, léguera dans ses enseignements à ses filles : une dévotion à l'Enfant Jésus.

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    Dans un escalier donnant sur le cloître du carmel de l’Incarnation, soeur Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila) tombe nez à nez avec un enfant qui lui demande : « Comment t’appelles-tu ? »

    Thérèse de Jésus répond toute étonnée : « Je suis Thérèse de Jésus. »

    L'enfant reprend avec un grand sourire : « Et moi, je suis Jésus de Thérèse. »

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    Puisse ce mois de juin, mois du Sacré Coeur, être une redécouverte de l'Enfant Jésus et de l'infinie Miséricorde d'un Dieu qui s'abaisse jusqu'à nous.

    Bon mois de juin ! yes

     

     

     

     

     


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