• Je suis Jésus de Thérèse

    « la première chose que j'aperçus sous le cloître fut « mon petit Jésus rose » me souriant au milieu des fleurs et des lumières... » (Manuscrit A, 72vo)

    Thérèse dit "mon Jésus", parce que c'est elle qui dorénavant sera chargée de le fleurir et de l'entretenir. Nous la voyons d'ailleurs, lors d'une récréation avec la communauté, repeindre cette statue de l'Enfant Divin dont elle a une affection toute particulière.

     

    Je suis Jésus de Thérèse

    Thérèse de l'Enfant Jésus, non seulement prendra un soin matériel particulier pour cette statue du Christ Enfant, mais elle mettra ce Jésus au centre même de sa petite voie d'enfance spirituelle. Rien de vraiment étonnant lorsqu'on sait ce que Thérèse de Jésus (Thérèse d'Avila), la réformatrice du Carmel, léguera dans ses enseignements à ses filles : une dévotion à l'Enfant Jésus.

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    Dans un escalier donnant sur le cloître du carmel de l’Incarnation, soeur Thérèse de Jésus (Thérèse d’Avila) tombe nez à nez avec un enfant qui lui demande : « Comment t’appelles-tu ? »

    Thérèse de Jésus répond toute étonnée : « Je suis Thérèse de Jésus. »

    L'enfant reprend avec un grand sourire : « Et moi, je suis Jésus de Thérèse. »

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    Puisse ce mois de juin, mois du Sacré Coeur, être une redécouverte de l'Enfant Jésus et de l'infinie Miséricorde d'un Dieu qui s'abaisse jusqu'à nous.

    Bon mois de juin ! yes

     

     

     

     

     


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  • Il y a 90 ans, soit le 17 mai 1925, la Bienheureuse Thérèse de Lisieux est proclamée « Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus » par le pape Pie XI. Pie XI est entouré de 23 cardinaux et 250 évêques lors de cette journée mémorable, et seulement 5000 des 50000 fidèles réunis à Rome pour cet évènement peuvent prendre place en la Basilique Saint-Pierre.

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    À l'époque du procès en canonisation de Thérèse, deux miracles sont requis pour passer de la béatification à la canonisation. Le premier de ces deux miracles fut la guérison d'une religieuse italienne, Soeur Gabrielle Trimusi, des Pauvres-Filles des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie. Soeur Gabrielle fut guérie d'une tuberculose des vertèbres en 1923. Le deuxième de ces deux miracles fut la guérison d'une Belge venue en pèlerinage sur la tombe de la Bienheureuse Thérèse, Maria Pellemans. Maria souffrait d'une tuberculose intestinale depuis 1919.

    Maria Pellemans adresse son témoignage au Carmel de Lisieux en ces mots :

    « C’est au parloir du Carmel que je conçus le désir de demander ma guérison, afin de pouvoir réaliser le rêve de ma vie, être Carmélite.(…) Malgré ma fatigue extrême, je voulus retourner à la tombe. A peine étais-je là, qu’un sentiment très doux et surnaturel m’envahit tout entière… un céleste bien-être pénétrait mon âme et mon corps, je me sentais comme dans un autre monde, inondée d’un océan de paix. (…) Pénétrée d’une émotion si extraordinaire qu’intérieurement je pensai : je suis guérie sûrement ! ». (…)
    Le mardi 27 mars, nous sommes rentrés chez nous. Mon père, très ému, ne pouvait croire à ma guérison. Le médecin, ayant entendu parler du prodige, vint me visiter. Il m’examina longuement, puis, bouleversé lui aussi, il conclut : « Je ne comprends pas, je vous trouve toute changée, cela ne peut s’expliquer naturellement, car l’estomac et les intestins étaient incurables… Oui, si cette transformation persiste, on pourra dire que c’est un grand miracle ».

    90e Anniversaire de canonisation de Thérèse

    Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, réalise encore une fois ta promesse de passer ton Ciel à faire du bien sur la terre en priant pour nous !

     

     

     

     


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  • C'est en mai 1883 que, Thérèse souffrant d'une grave et étrange maladie, son père, Louis Martin, fait dire des messes à Notre Dame des Victoires :

    « Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre Dame des Victoires pour qu’elle guérisse une pauvre petite fille.

    Ah! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir…

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    Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama…Mama »Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi.
    Ceci dura longtemps, alors je l’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort :

    « Mama ! Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait…

    Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son coeur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais vu rien de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Sainte Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues.

    [Manuscrit A, 29 vo-30 ro]

    Thérèse fut guérie ce 13 mai 1883 après une neuvaine de prière à Notre Dame des Victoires.

    Notre Dame des Victoires

     

     

     


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  •    Tous les papes du XXe siècle ont été fascinés par la simplicité de Thérèse de Lisieux et sa petite voie d'enfance spirituelle. Le pape Pie X (1903-1914) déclarera Thérèse de Lisieux « la plus grande sainte des temps modernes ». Son successeur, Pie XI, qui la béatifiera le 29 avril 1923, la canonisera deux ans plus tard, et la nommera patronne des missions en 1927, la considérait comme "l'Étoile de son pontificat".

       "C'est la voix de Dieu qui préparait cette âme pour lui faire gravir, rapide et légère comme un cerf, les plus sublimes hauteurs de la perfection. [...] Elle avait puisé abondamment dans les leçons du catéchisme la pure doctrine de la foi, celle de l'ascétique dans le Livre d'or de l'Imitation de Jésus-Christ, celle de la mystique dans les écrits de son Père St-Jean de la Croix. Surtout elle nourrissait son esprit et son coeur de la méditation assidue des Saintes Écritures, et l'Esprit de vérité lui découvrit et enseigna ce qu'il cache ordinairement aux sages et aux prudents et révèle aux humbles." (Extrait du discours du pape Pie XI lors de sa béatification le 29 avril 1923)

     

    Bienheureuse Thérèse de Lisieux

    Sainte Thérèse de Lisieux, priez pour nous !

     

     

     


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  • Ma Joie !

    1
    Il est des âmes sur la terre
    Qui cherchent en vain le bonheur
    Mais pour moi, c'est tout le contraire
    La joie se trouve dans mon coeur
    Cette joie n'est pas éphémère
    Je la possède sans retour
    Comme une rose printanière
    Elle me sourit chaque jour.

    2
    Vraiment je suis par trop heureuse,
    Je fais toujours ma volonté....
    Pourrais-je n'être pas joyeuse
    Et de ne pas montrer ma gaîté ?...
    Ma joie, c'est d'aimer la souffrance,
    Je souris en versant des pleurs
    J'accepte avec reconnaissance
    Les épines mêlées aux fleurs.

    3
    Lorsque le Ciel bleu devient sombre
    Et qu'il semble me délaisser,
    Ma joie, c'est de rester dans l'ombre
    De me cacher, de m'abaisser.
    Ma joie, c'est la Volonté Sainte
    De Jésus mon unique amour
    Ainsi je vis sans nulle crainte
    J'aime autant la nuit que le jour.

    4
    Ma joie, c'est de rester petite
    Aussi quand je tombe en chemin
    Je puis me relever bien vite
    Et Jésus me prend par la main
    Alors le comblant de caresses
    Je Lui dis qu'Il est tout pour moi
    Et je redouble de tendresses
    Lorsqu'Il se dérobe à ma foi.

    5
    Si parfois je verse des larmes
    Ma joie, c'est de les bien cacher
    Oh ! que la souffrance a de charmes
    Quand de fleurs on sait la voiler !
    Je veux bien souffrir sans le dire
    Pour que Jésus soit consolé
    Ma joie, c'est de le voir sourire
    Lorsque mon coeur est exilé.....

    6
    Ma joie, c'est de lutter sans cesse
    Afin d'enfanter des élus.
    C'est le coeur brûlant de tendresse
    De souvent redire à Jésus :
    « Pour toi, mon Divin petit Frère
    « Je suis heureuse de souffrir
    « Ma seule joie sur cette terre
    « C'est de pouvoir te réjouir.

    7
    « Longtemps encor je veux bien vivre
    « Seigneur, si c'est là ton désir
    « Dans le Ciel je voudrais te suivre
    « Si cela te faisait plaisir.
    « L'amour ce feu de la Patrie
    « Ne cesse de me consumer
    « Que me font la mort ou la vie ?
    « Jésus, ma joie, c'est de t'aimer ! »

    (PN 45 "Ma Joie !" - Thérèse de Lisieux)



     
     

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