• Mes Armes

     

    « Lorsque je commençais à apprendre l’histoire de France, le récit des exploits de Jeanne d’Arc me ravissait ; je sentais en mon cœur le désir et le courage de l’imiter, il me semblait que le Seigneur me destinait aussi à de grandes choses. Je ne me trompais pas, mais au lieu de voix du ciel m’invitant au combat, j’entendis au fond de mon âme une voix plus douce, plus forte encore, celle de l’époux des vierges qui m’appelait à d’autres exploits, à des conquêtes plus glorieuses et dans la solitude du Carmel j’ai compris que ma mission n’était pas de faire couronner un roi mortel mais de faire aimer le Roi du Ciel, de lui soumettre le royaume des cœurs. » (LT 224)

     

    Mes Armes

     

    Du Tout-Puissant j’ai revêtu les armes
    Sa main divine a daigné me parer
    Rien désormais ne me cause d’alarmes
    De son amour qui peut me séparer ?
    A ses côtés, m’élançant dans l’arène
    Je ne craindrai ni le fer ni le feu
    Mes ennemis sauront que je suis reine
    Que je suis l’épouse d’un Dieu !
     O mon Jésus, je garderai l’armure.
    Que je revêts sous tes yeux adorés
    Jusqu’au soir de la vie, ma plus belle parure
    Seront mes Vœux sacrés !
     
    Ô Pauvreté, mon premier sacrifice
    Jusqu’à la mort tu me suivras partout
    Car je le sais, pour courir dans la lice
    L’Athlète doit se détacher de tout
    Goûtez, mondains, le remords et la peine
    Ces fruits amers de votre vanité.
    Joyeusement, moi je cueille en l’arène
    Les palmes de la Pauvreté.
    Jésus a dit : " C’est par la violence
    Que l’on ravit le royaume des Cieux.
    " Eh bien ! la Pauvreté me servira de Lance
    De Casque glorieux.
     
    La Chasteté me rend la sœur des anges
    De ces Esprits purs et victorieux.
    J’espère un jour voler en leurs phalanges
    Mais dans l’exil je dois lutter comme eux.
    Je dois lutter sans repos et sans trêve
    Pour mon Époux le Seigneur des seigneurs
    La Chasteté c’est le céleste Glaive
    Qui peut lui conquérir les cœurs
    La Chasteté c’est mon arme invincible
    Mes ennemis par elle sont vaincus
    Par elle je deviens, ô bonheur indicible !
    L’Épouse de Jésus. 
     
    L'Ange orgueilleux, au sein de la lumière, 
    S'est écrié : « Je n'obéirai pas !... » 
    Moi, je m'écrie en la nuit de la terre
    « Je veux toujours obéir ici-bas. »
    Je sens en moi naître une sainte audace, 
    De tout l'enfer je brave la fureur.
    L'Obéissance est ma forte cuirasse
    Et le Bouclier de mon cœur.
     
     Dieu des Années, je ne veux d’autres gloires
    Que de soumettre en tout ma volonté
    Puisque l’Obéissant redira ses victoires
    Toute l’Éternité.
     
    Si du Guerrier j’ai les armes puissantes
    Si je l’imite et lutte vaillamment
    Comme la Vierge aux grâces ravissantes
    Je veux aussi chanter en combattant
    Tu fais vibrer de ta lyre les cordes
    Et cette lyre, ô Jésus, c’est mon cœur
    Alors je puis de tes Miséricordes
    Chanter la force et la douceur
    En souriant je brave la mitraille
    Et dans tes bras, ô mon Époux Divin
    En chantant je mourrai sur le champ de bataille
    Les Armes à la main !…
    [PN 48 - 25 mars 1897]

     

     

     


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  • Sainte Face de Jésus

     

    Consécration à la Sainte Face

    Ô Face Adorable de Jésus ! puisque vous avez daigné choisir particulièrement nos âmes pour vous donner à elles, nous venons les consacrer à vous... Il nous semble, ô Jésus, vous entendre nous dire : « Ouvrez-moi mes soeurs, mes épouses bien-aimées, car ma Face est couverte de rosée et mes cheveux des gouttes de la nuit. » Nos âmes comprennent votre langage d'amour, nous voulons essuyer votre doux Visage et vous consoler de l'oubli des méchants, à leurs yeux vous êtes encore comme caché, ils vous considèrent comme un objet de mépris...

    Ô Visage plus beau que les lys et les roses du printemps ! vous n'êtes pas caché à nos yeux... les Larmes qui voilent votre divin regard nous apparaissent comme des Diamants précieux que nous voulons recueillir afin d'acheter avec leur valeur infinie les âmes de nos frères.

    De votre Bouche Adorée nous avons entendu la plainte amoureuse ; comprenant que la soif qui vous consume est une soif d'Amour, nous voudrions pour vous désaltérer posséder un Amour infini... Époux Bien-Aimé de nos âmes, si nous avions l'amour de tous les coeurs, tout cet amour serait à vous... Eh bien ! donnez-nous cet amour et venez vous désaltérer en vos petites épouses...

    Des âmes, Seigneur, il nous faut des âmes... surtout des âmes d'apôtres et de martyrs afin que par elles nous embrasions de votre Amour la multitude des pauvres pécheurs. Ô Face Adorable, nous saurons obtenir de vous cette grâce !... oubliant notre exil sur le bord des fleuves de Babylone, nous chanterons à vos Oreilles les plus douces mélodies ; puisque vous êtes la vraie, l'unique Patrie de nos coeurs, nos cantiques ne seront pas chantés sur une terre étrangère.

    Ô Face chérie de Jésus ! en attendant le jour éternel où nous contemplerons votre Gloire infinie, notre unique désir est de charmer vos Yeux Divins en cachant aussi notre visage afin qu'ici-bas, personne ne puisse nous reconnaître... votre Regard Voilé, voilà notre Ciel, ô Jésus !...

    Signé :

    Th. de l'Enf. Jésus et de la Ste Face - - M. de la Trinité et de la Ste Face - - G. de Ste Th. Marie de la Ste Face


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  • En ce 1er janvier 2015, nous célébrons la fête de Sainte Marie, Mère de Dieu.

    C'est au concile de Constantinople, en 381, qu'est proclamé le symbole de foi énoncé de Marie, Théotokos (mère de Dieu), et en ces termes : « Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, vrai Dieu né du vrai Dieu, par l'Esprit Saint a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme »

     

    On sait bien que la Sainte Vierge est la Reine du ciel et de la terre.

    Mais elle est plus Mère que Reine et il ne faut pas dire, à cause de ses prérogatives, qu'elle éclipse la gloire de tous les saints, comme le soleil à son lever fait disparaître les étoiles. Mon Dieu, que cela est étrange ! Une Mère qui fait disparaître la gloire de ses enfants !
    Moi je pense tout le contraire : je crois qu'elle augmentera beaucoup la splendeur des élus.

    (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus - Derniers entretiens 21.8.1897)

    Sainte Marie, Mère de Dieu !

    Thérèse écrit à Céline :

    A propos de la Ste Vierge, il faut que je te confie une de mes simplicités avec elle ; parfois, je me surprends à lui dire : ma bonne Sainte Vierge, je trouve que je suis plus heureuse que vous car je vous ai pour mère, et vous, vous n’avez pas de Ste Vierge à aimer. Il est vrai que vous êtes la Mère de Jésus, mais ce Jésus, vous nous l’avez donné tout entier…et Lui, sur la Croix, Il vous a donné à nous pour Mère. Ainsi, nous sommes plus riches que vous puisque nous possédons Jésus et que vous êtes à nous, vous aussi !           LT137

    Sainte Marie, Mère de Dieu !

     

    Bonne fête de Marie, Mère de Dieu et Mère de tous les hommes !


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